Qu’on les aime ou qu’on les déteste, qu’on les admire ou qu’iels nous les pompent grave, ce qui est sûr, c’est que les activistes en faveur de la fin de l’exploitation animale ne laissent pas indifférents. Il n’y a qu’à voir le nombre d’actions dans les rues, leur invasion sur les réseaux sociaux et, régulièrement, la une qu’iels volent dans les médias à des sujets bien plus importants comme la dernière bourde verbale de Macron, l’importance de se soigner à l’homéopathie pour contrer le complot de Big Pharma ou le dernier Crop Circle en date.
Bien évidemment, je suis légèrement sarcastique car, si l’horreur et l’inutilité de l’exploitation des animaux ainsi que leur sentience n’est plus à démontrer aujourd’hui, plutôt à enfin admettre, il y a de réels autres problèmes que devraient traiter les médias.
Quand j’étais gosse, je voulais être journaliste (si vous cherchez quelqu’un à blâmer, cherchez du côté de Loïs et Clark), puis j’ai décidé de laisser tomber parce que mes futur.e.s collègues, en grande majorité, racontaient et racontent toujours de la merde et que les rares fois où iels font un effort, iels se démerdent pour basher quelqu’un au passage, parce que les vraies infos, c’est super frustrant quand même, faut bien dégonfler un peu le ballon. Actuellement, un de leurs trucs favoris c’est de réaliser l’exploit de faire passer les activistes antispécistes (AA) pour des hystériques extrémistes violents qui devraient se taire, deux lignes après s’être indignés de la dernière vidéo de L124, PEA ou DxE France.
Qui sont ces activistes, et pourquoi iels ne nous foutent pas la paix, merde ?
On peut diviser les AA en trois catégories : les peace and love, les énervés et les SJW (ou Social Justice Warriors).
Les peace and love, ce sont celleux qui, à l’image de Mathieu Ricard ou Tobias Leenaert, sont d’avis qu’aucune violence n’est tolérable, pas même verbale. Iels pensent que pour ouvrir les yeux, convaincre, la compassion et les coups de pouce sont de bien meilleurs alliés que toute autre façon de s’exprimer/d’agir. Ce sont des personnes qui distribuent des tracts, tiennent des blogs, écrivent des livres, d’une manière générale des gens qu’on tolère parce que ça va, ils ne font pas trop chier. On peut réfuter voire nier tous leurs arguments à base de plantes qui souffrent où de l’île déserte que l’on vient de s’offrir et, si iels continuent poliment de tenter de nous recruter au sein de leur secte, on réfutera avec les lions qui mangent de la viande ou Hitler qui, il paraît, n’en mangeait pas. Elleux, on les aime bien. Iels sont gentils. Ce sont juste, au choix, des gens qui s’ennuient, des bobos parisiens, des êtres en souffrance à la recherche d’attention, à qui on n’a pas vraiment envie de prêter la moindre attention, parce que pourquoi on écouterait ces bisounous hypersensibles alors que dans nos rues il y a des S.D.F., des gilets jaunes et des viols ? Elleux, on leur parle un peu, mais juste pour qu’iels comprennent qu’iels ont tort, et puis si jamais vraiment certain.e.s insistent on n’a qu’à dire que c’est Dieu qui a fait les choses comme ça ; Dieu dont iels ne peuvent pas prouver la non-existence, aller, échec et mat les véganes, je vous laisse maintenant j’ai McDo avec les potes.
Les énervés, on ne va tout de même pas les écouter ou leur prêter la moindre attention et mieux vaux les ignorer au même titre que les anti-vax ou les platistes. Ce sont des moralisateur.ice.s et on n’aime pas être moraliser, on n’a plus 4 ans. On se lasse d’une Brigitte Gothière ou d’un Aymeric Caron supers calmes à la télé, et puis on ne peut pas s’en prendre à de gentilles personnes, on n’est pas des monstres quand même. Alors on va gueuler un peu sur celleux qui nous sortent 12 punchlines à la minute, comme Jihem Doe sur Youtube ou Res Turner dans ses chansons. On jette des regards noirs à ces personnages qui osent nous faire perdre deux minutes parce qu’on a dû faire un détour pour ne pas voir leurs pancartes avec des photos de cadavres ou pire, les activistes eux-mêmes, recouverts de faux sang, ou ces autres là, tout de noir vêtu qui passent en boucle des films dégueulasses comme Earthlings. Et on se dit que si quelqu’un est énervé en fait, ce ne sont pas elleux, c’est nous, mais ça serait admettre qu’iels ont au moins un peu raison alors il vaut mieux se répéter que non, leur soif de justice est totalement absurde parce que les animaux, il faut bien qu’iels servent au moins un peu à quelque chose. Et puis cette violence sur les photos ou dans la mise en scène, comment osent-iels, alors qu’elleux-mêmes prétendent dénoncer une violence, sérieusement, ils se contredisent tout seuls. Mieux vaut passer sa route.
Et puis il y a celleux qu’on adore détester, celleux à qui on dit qu’on déteste parler mais en fait ce sont nos préféré.e.s, parce qu’après on pourra se servir de leur violence verbale comme excuse pour continuer à manger son petit bout de steak. Celleux qui envahissent Twitter et Facebook, iels postent et postent et postent, iels twittent et twittent et twittent et, quand iels n’ont plus rien à dire, tapent « devenir végane », « steak », « chasse /pêche », « le tofu c’est beurk » dans la loupe, et viennent nous traiter de bouffeur.euse.s de cadavres en nous insultant et nous diabolisant. Ces sont ces accros du cyberactivisme à qui l’on cherche parfois délibérément des poux pour se faire volontairement insulter et se rappeler qu’on a au moins une bonne raison de ne pas devenir végétarien, encore moins végane. Et quand un végane peace and love ou un peu énervé vient nous dire calmement que les SJW sont minoritaires, ne représentent pas la majorité des activistes antispécistes, si ce n’est pas par hasard l’heure de se poser devant Top Chef alors on les bloque. Tou.te.s. Même les gentils.
(Certaines de) leurs actions sont-elles violentes ?
Il y a au moins un point où consommateurs de produits d’origine animale et AA, semblent tomber d’accord : certain.e.s AA vont trop loin. Cela concerne en premier lieu les vitres qui se prennent un pavé par-ci, par-là, depuis un peu plus d’un an maintenant, plus récemment les actions d’un collectif qui se fait appeler Boucherie Abolition, ou encore l’invasion des photos chocs sur le net ou dans la rue. On ne va pas discuter ici de la légitimité de telles actions, de leur (non) efficacité ou (contre) productivité. Il faudrait que j’écrive tout un livre, où j’aborderais l’histoire de l’activisme, la psychologie, la sociologie, de rôle de l’environnement, l’influence de notre entourage et des médias, nos croyances et j’en passe. On va plutôt de demander ce qui pousse les AA à changer de méthode pour en choisir de plus frontales, « choquantes » ou « violentes ». On va plutôt essayer de se demander ce qui poussent ces AA à des actions de plus en plus osées, controversées, pointées du doigt par les autres AA comme les non-véganes. Et c’est assez simple, il suffit de constater qu’après plusieurs décennies d’activisme « à la cool », la majorité des citoyen.ne.s consomment encore des animaux, qu’après des dizaines de vidéos de L214, PEA ou DxE France, on refuse encore ne serait-ce que des caméras dans les abattoirs, en se répétant en boucle que « ces sont des exceptions ». Au contraire, ces derniers s’ouvrent pour qu’on aille faire une visite avec nos enfants, et encore une fois on nous ment sur ce qu’il s’y passe et comment ça se passe. Est-ce que ça n’est pas simplement révoltant ? Est-ce que ça ne justifie pas qu’un YouTubeur hausse un peu le ton, qu’un rappeur nous traite d’hypocrites quand on s’offusque des violences faites à un chat tout en participant au financement de la violence faite à d’autres animaux moins « mignons », moins familiers, qu’on brise quelques rares vitres ou qu’on verse du faux sang ? Et puis, de vous à moins, franchement : reprocher au Schtroumf à lunette de mal parler, bon, passe encore. Mais reprocher à un rappeur des propos violents dans ses textes, ce n’est pas un peu se foutre de la gueule du monde ?
Parlons un peu de Boucherie Abolition. Je tiens à préciser que si les discours tenus semblent indéfendables (islamophobie, transphobie, queerphobie et j’en passe, mais on y reviendra dans un prochain article, parce que je crois sincèrement qu’on se trompe sur la nature de leur discours, en tout cas une partie) et qu’iles débectent au plus haut point la majorité des citoyen.ne.s, leurs actions « coup de poing », elles, ne me déplaisent pas forcément. Verser du faux sang que la première pluie effacera, est-ce violent ? Oser dire qu’il y a des points/racines commun.e.s entre esclavage, sexisme, racisme, camps de concentration et élevage, est-ce à ce point inentendable ? Prenez deux minutes, un papier et un crayon, faites la liste vous-même : vous trouverez ces points communs. Sortir des animaux pour les lâcher dans la nature alors qu’ils vont y mourir quelques heures plus tard, c’est bien ou c’est mal ? Qu’est-ce qui vaut mieux pour nos ami.e.s à quatre pattes : des années de souffrance suivies d’une mort non souhaitée, prématurée et violente, ou quelques heures de liberté ? Certes, j’avoue, j’aimerais cent fois mieux que les animaux soient amenés dans des refuges comme le fait 269 LA, mais entre les savoir exploités plusieurs années, et les savoir libérés d’une vie misérable, je préfère encore les quelques heures dans la nature avant que crac boum au revoir. Évidemment, c’est un point de vue qui se discute, mais une question me titille à chaque fois que j’y réfléchis : lorsque l’on dit, véganes comme non véganes d’ailleurs, qu’il aurait mieux fallu laisser ces animaux là où ils étaient si on n’a pas la possibilité de les placer en refuge, est-ce qu’on ne fait pas écho à ce fameux argument du « il vaut mieux l’élevage que la liberté, au moins, ils sont en sécurité » ? Est-ce que les antispécistes, dont je fais partie vous l’aurez compris, ne seraient pas en pleine contradiction ? Je n’en sais rien. Je sais juste que moi, personnellement, j’aimerais mieux être mort.e qu’exploité.e odieusement puis tué.e dans un abattoir. Anthropocentrisme ? Voyez, c’est un peu le bazar dans ma tête. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Boucherie Abolition a réfléchi et a le mérite d’avoir pris une décision sur le sujet. Qu’elle plaise ou non, ils quittent les tentes pour aller au front. Est-ce qu’il faut pour cela être cinglé.e. ou courageu.se. ? Mais c’est un autre débat.
A-t-on les activistes qu’on mérite ?
La violence est toute relative selon le contexte et les mœurs. Si on trouve dans sa rue les vitres de la voiture du pédophile qui squatte le parc du coin toutes brisées, qui s’en offusquera ? Qui ira dire sur internet que ce n’est pas parce que ce pédophile a commis des actes immoraux qu’il faut user d’une « telle violence » ? Pourtant quand quelques A.A. se réjouissent de la mort d’un chasseur qui pour elleux est un assassin et un criminel, on les traite de monstres. Mais revenons à nos vitres. Alors, me direz-vous, le boucher n’est qu’un maillon dans la chaine de la violence alimentaire, peut-être même une victime du système, et ça lui coutera une certaine somme d’argent pour la remplacer. Certes, cela est peut-être injuste, c’est peut-être viser la mauvaise cible, mais c’est assez compliqué d’envoyer un pavé dans les vitres du bureau de Charal, d’un abattoir ou de McDo, essayez pour voir ! Les AA qui usent de cette méthode vous diront que ça fait 30 ans qu’iels tractent tranquillement, que les choses bougent à peine, et qu’il est temps de passer à un activisme plus frontal, plus direct, qui fera bien plus réagir même si dans un premier temps les résultats ne sont pas ceux attendus. Solveig Halloin et Vincent Aubry, du collectif Boucherie Abolition, Tiphaine Lagarde de 269 LA (l’association qui bloque les abattoirs), ou encore Émilie Pujol de Earth Résistance (qui bloque les Sommets de l’Élevage, Salons de l’agriculture, etc.), ont des visions différentes de ce qu’est la violence dans l’activisme, et en usent différemment, mais iels sont en accord sur au moins une chose : tenter d’ouvrir les yeux et les consciences avec les moyens classiques, c’est peine perdue. Et je me dis que peut-être, si la population n’était pas aussi immobile devant l’horreur de l’exploitation animale, on ne croiserait pas des activistes à poil, avec du faux sang et des pancartes qui affichent des cadavres, ou les cadavres tout court d’ailleurs, ou une Solveig Halloin qui hurle partout et en permanence tellement elle n’en peut plus. Peut-être qu’on a ce qu’on mérite… ?
Les « photos choc ». Pourquoi choquent-elles ? Parce qu’elles montrent une réalité ? Parce qu’il y a trop de sang ? Parce qu’il y a des morts (ah, la mort, on n’aime pas la voir…) ? Parce qu’elles sont exposées dans un lieu public où l’on passe avec nos enfants ? Parce qu’elles montrent que dans nos assiettes on n’a pas « de la viande » mais les restes de quelqu’un.e ? Parce qu’elles font sortir de nous des sentiments qui nous déplaisent ? Mais surtout, si elles choquent, est-ce qu’il faut se battre pour qu’elles désertent les rues, ou est-ce qu’il faut faire en sorte que plus personne n’ait à passer des heures debout à se les geler et se niquer les pied et le dos parce que d’autres personnes pensent pouvoir agir comme bon leur semble avec des êtres vivants sous le simple prétexte qu’iels ne sont pas humain.e.s ? Ces mêmes questions se posent concernant les mises en scène choc, pancartes ou exposition d’animaux morts.
Concernant les vitres brisées, combien de blessés et de morts ? Combien de vitres au total, une centaine à tout casser (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) ? Combien de vitres se sont-elles plaintes, comparé au nombre d’animaux qui se débattent dans les abattoirs ? Mais surtout, pourquoi en arrive-t-on à la dégradation de vitrines alors qu’il y a tellement d’autres façons de se faire entendre ? Peut-être justement, parce que personne ne veut ni voir, ni écouter ce qui se passe réellement dans les élevages et les abattoirs. Peut-être qu’aussi ces AA ne supportent plus cette hypocrisie qui flotte aussi tranquillement dans l’air qu’un innocent ballon qu’un enfant a lâché dans les airs, celle de millions de personnes qui aujourd’hui refusent majoritairement la fourrure, le cuir, les cirques avec animaux, mais ne veulent rien savoir quand il s’agit du plaisir de manger.
Tou.te.s violent.e.s ?
Parlons de violences plus générales, celles de la vie de tous les jours. Quand on refuse un euro à un SDF. Quand on achète ses fringues chez des marques qui les font fabriquées en Chine, en Inde ou au Bangladesh par des ouvrier.e.s sous payé.e.s, qui n’ont parfois même pas 8 ans. Quand on hurle et met la pression sur l’infirmier.e debordé.e, le.a prof dépassé.e. Quand on envoie nos (grands) parents dans des hospices où les serpillères qui servent à nettoyer les chiottes sont mieux traitées que nos aïeux. Quand on n’intervient pas ou ne prenons même pas la peine d’appeler la police alors que quelqu’un.e est en train de se faire frapper/violer au bout de la rue. Quand on ne fait pas vacciner ses gosses. Quand on frappe son.a partenaire, ses gosses, son chien. Quand on hurle sur l’opérateur.ice de pôle emploi ou de la sécu qui n’y est pour rien. Quand on regarde un film porno alors qu’il y a 99 % de chances que les acteur.ice.s n’ont pas tourné le film par amour pour ce métier, ou qu’on paye un.e prostitué.e, idem, sans être sûr.e que cette personne fait ce boulot par réel choix, si toutefois c’est possible. Quand, sous couvert d’humour, on tient des propos racistes, sexistes, homophobes. Quand on donne de la merde à bouffer à nos boules de poils adorées ou qu’on les abandonne au bord de la route pour partir à Dubaï. Quand on claque la porte au nez des pompiers et qu’ensuite on les insulte parce qu’ils n’ont pas assez d’effectif, ou pas le matériel pour aller sortir le chat de l’arbre où il est coincé. Quand on appelle nos parents juste pour qu’ils gardent les mioches, le chien, ou qu’iels nous filent un peu d’argent. Quand on traite cette personne qui dit avoir été battue/violée de menteur.euse. Et je pourrai continuer comme ça pendant encore des heures et des heures. Nous sommes tou.te.s violents, qu’on s’en rende compte ou non, qu’on l’admette ou non.
Alors, si on arrêtait tou.te.s l’hypocrisie en arrêtant, comme le disait si bien Mickey3D, de taper du poing sur la table et se rassoir pour se calmer, qu’on admettait que nous sommes tou.te.s un peu violent.e.s qu’importe comment, et qu’on allait la combattre, quelle que soit l’injustice, qu’elle concerne les humain.e.s ou les non humain.e.s ? Si on allait tou.te.s distribuer des tracts, ouvrir un blog, montrer nos seins, verser du faux sang, manifester, qu’importe, battons-nous contre l’injustice plutôt que contre celleux qui, d’une manière qui nous plaise ou non, se battent contre les ces mêmes injustices qui alourdissent nos vies et nos consciences ? Et si on allait à cette conférence écouter ce que ces gens ont à dire, lire ce livre pour se faire sa propre idée, et qu’en rentrant à la maison on adopte un comportement en adéquation avec nos valeurs ? Et si, tiens, on allait faire un tour à la prochaine Vegan Place près de chez nous, juste pour voir, manger un gâteau dont la fabrication n’a fait de mal à personne, ou poser nos questions ? Qui sait, on pourrait se rendre compte qu’en fait, on veut tou.te.s la même chose : la justice et la paix.
À la question « la violence est-elle tolérable ? », il est à la mode de répondre qu’il n’y a pas plus grande violence que celle des riches. Qu’à côté de ça, les gilets jaunes ou les blacks blocs, ce n’est rien, ce qui ne nous empêche pas de clamer haut et fort que la violence c’est so 1789, et que surtout celle des véganes est intolérable, tout en découpant sa tranche de veau qui a vécu 6 mois, après été volé à sa mère, qui elle aura perdu trois ou quatre enfants, vécu dans des conditions qu’on connait mais choisi d’ignorer, et tuée dans des conditions abominables qu’on connait aussi mais on s’en fout, c’est trop bon. Et puis, s’il faut cette violence pour nourrir toute la planète, et bien soit, il faut bien manger.
Alors on tolère une violence, et on pointe une autre du doigt pour contre balancer, qu’elle soit mise à jour par quelques vitres cassées qui n’ont ni blessé ni tué qui que ce soit, par le blocage du Sommet de l’Élevage, d’une vidéo ou le mec à bonnet est bien trop condescendant, ou du rappeur ose nous dire qu’on est des spécistes manipulés par notre télévision, de faux sang sur Marianne, de joutes verbales à coup de noms d’oiseaux, on s’en fout, on met tout dans le même panier avec nos œufs bios plein air, et on dit que les véganes, quand même, iels pourraient se calmer.
Zèbre Pirate.
Mea usque ad extremum spiritum : iustitia